Caroline Badin, conseillère en gestion de patrimoine
07 60 67 14 99 Demander le pointUn conseiller en investissement financier n'est pas un vendeur de produits : c'est un statut encadré, avec une immatriculation, une association professionnelle et des obligations de transparence. Encore faut-il savoir où regarder, et ce qu'il a le droit de faire — ou pas.
Par Caroline Badin, conseillère en gestion de patrimoine · Mis à jour en novembre 2026 · Sources officielles en bas de page
Où j'en suis, concrètement
Capital, horizon, tolérance au risque : trois réponses suffisent pour savoir ce qui est adapté.
Le métier est encadré : immatriculation au registre des intermédiaires, adhésion à une association agréée, capacité professionnelle et assurance de responsabilité civile. Sans ces quatre éléments, la personne n'a pas le droit d'exercer.
| Autorisé | Ce qu'il ne peut pas faire |
|---|---|
| Conseiller sur des instruments financiers | Conserver vos fonds |
| Proposer une assurance vie s'il est habilité | Gérer librement votre portefeuille |
| Présenter un produit documenté | Promettre un rendement |
Un conseiller part de votre situation et remonte au produit. Un vendeur part du produit et cherche à qui le vendre.
Trois modèles coexistent. Le forfait : vous payez une somme définie pour une étude, indépendamment du montant placé. Les frais sur les sommes confiées : un pourcentage, souvent annuel, prélevé sur l'encours. Les rétrocessions : le producteur du placement verse une part de ses frais au conseiller, ce qui ne vous coûte rien de plus en apparence mais crée un lien qu'il doit déclarer.
Le point à surveiller n'est pas le modèle, c'est la transparence. Un conseiller payé par rétrocessions peut parfaitement être honnête, à condition de vous dire quels produits le rémunèrent davantage. Un conseiller au forfait peut aussi facturer cher pour une étude creuse. Ce qui compte : le coût total, en euros, sur la durée que vous envisagez.
| Modèle | Qui paie | Ce qu'il faut demander |
|---|---|---|
| Forfait | Vous, directement | Le contenu précis |
| Pourcentage annuel | Vous, prélevé sur l'épargne | Le taux et son effet |
| Part des frais du produit | Le producteur | La liste des produits concernés |
Les demandes portent souvent sur une épargne dormante, une vente ou une succession. Le point de départ ne change pas : combien, pendant combien de temps, et ce que vous refusez de perdre.
Votre âge et vos projets comptent plus que votre adresse.
Dans le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance, accessible en ligne. Saisissez son nom ou son numéro : l'immatriculation doit être active, et la catégorie affichée doit correspondre à l'activité qu'il vous propose.
Le conseiller bancaire est salarié d'un établissement et propose les produits de cet établissement. Le conseiller en investissements financiers exerce sous un statut propre, avec une obligation de conseil écrite et une déclaration de ses liens avec les producteurs.
Non, pas sans agrément spécifique. Il conseille et vous laissez les ordres, ou vous mandatez un établissement habilité. Il n'encaisse jamais vos fonds : les sommes vont chez le dépositaire ou l'assureur.
Trois modèles : un forfait pour l'étude, des frais en pourcentage sur l'encours, ou des rétrocessions versées par le producteur du placement. Le montant exact doit vous être communiqué par écrit avant toute signature.
Non. Un rendement ne se garantit pas, sauf sur des supports explicitement garantis en capital, et cette garantie a un coût. Une promesse de rendement est un signal d'alerte, pas un argument.
Caroline Badin, conseillère en gestion de patrimoine. Cette page ne vend rien : elle donne les points de contrôle officiels pour vérifier un professionnel avant de signer.
Sources : AMF — Les conseillers en investissements financiers · ORIAS — registre unique des intermédiaires
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