Caroline Badin, conseillère en gestion de patrimoine

07 60 67 14 99 Demander le point

Conseil en investissement financier : ce qu'il fait, ce qu'il coûte, comment le vérifier

Un conseiller en investissements financiers est un professionnel immatriculé au registre unique des intermédiaires, contrôlé par l'AMF et adhérent d'une association agréée. Ce statut existe depuis la loi de sécurité financière du 1er août 2003 : sans immatriculation active, personne ne peut exercer ni se présenter comme tel. Vous pouvez le vérifier vous-même, gratuitement, en trois minutes.

Par Caroline Badin, conseillère en gestion de patrimoine · Mis à jour en novembre 2026 · Sources officielles en bas de page

Faire le point sur ma situation

Trois informations suffisent pour un premier avis utile.

Réponse sous 24h, sans engagement. Ou appelez directement : 07 60 67 14 99.

Statut
Immatriculation obligatoire
Registre
ORIAS, public et gratuit
Contrôle
AMF + association agréée
Coût
Écrit avant la mission

Ce que recouvre le conseil en investissement financier

Le statut est fermé : pour exercer, il faut quatre choses en même temps — une immatriculation active au registre unique des intermédiaires, l'adhésion à une association professionnelle agréée par l'AMF, une capacité professionnelle justifiée par un examen ou un diplôme reconnu, et une assurance de responsabilité civile professionnelle. S'il en manque une, la personne n'a pas le droit de vous conseiller sur des placements, même à titre gratuit.

Avant toute mission, une lettre de mission écrite doit préciser la nature et la durée de l'intervention, le nombre d'heures lorsque la facturation est horaire, et la façon dont le conseil est payé. C'est le premier document à demander : sans lui, vous ne savez pas ce que vous achetez.

Ce qu'il peut faire, ce qu'il ne peut pas

AutoriséInterdit
Conseiller des placements au vu de votre situationGarder votre argent : il n'encaisse jamais les fonds
Proposer un contrat d'assurance-vie ou de capitalisation s'il est habilitéGérer votre portefeuille à sa guise, sauf autorisation spécifique
Présenter un support documenté, avec ses fraisPromettre un rendement, ou garantir un capital qui ne l'est pas

La distinction utile tient en une phrase : un conseiller part de votre situation et explique pourquoi un support y répond — ou pourquoi aucun ne convient. Un vendeur part du produit et cherche la situation qui le justifie. Si la démonstration ne mentionne ni votre horizon, ni vos autres actifs, ni les frais que vous payez déjà, vous n'êtes pas dans du conseil.

Ce que change un conseil écrit : allocation, frais, fiscalité

Un conseil verbal ne se discute pas ; un conseil écrit se vérifie. Ce que l'étude doit trancher tient en trois décisions, et elles s'articulent dans cet ordre — jamais dans l'autre.

1. L'allocation décide du résultat, pas le contrat

Répartition entre capital garanti et supports exposés, en fonction de votre horizon, de votre besoin de liquidité et de ce que vous supporteriez de voir baisser de 20 % sans vendre. L'assurance-vie ou le plan d'épargne retraite ne sont que des enveloppes fiscales : ce qui produit le résultat, c'est ce qu'il y a dedans. Un contrat bien choisi rempli de mauvais supports reste un mauvais placement.

2. Les frais, en euros et sur la durée

Trois étages à additionner : les frais d'entrée sur chaque versement, les frais de gestion annuels du contrat, et les frais internes des supports. Un point de frais de gestion sur 100 000 € représente 1 000 € par an, prélevés même quand les marchés baissent. Sur dix ans, c'est la ligne qui pèse le plus lourd — avant les performances.

3. La fiscalité, à l'entrée comme à la sortie

Assurance-vie : les gains des contrats de plus de huit ans bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) pour les primes versées avant le 27 septembre 2017, les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent dans tous les cas, et la transmission ouvre droit à 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans. Plan d'épargne retraite : les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels, plafonnée à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale ; la sortie se fait en capital, en rente ou de façon mixte, et elle est imposée à ce moment-là. Le déblocage anticipé reste limité à des cas précis : achat de la résidence principale, accident de la vie, fin de droits au chômage, liquidation judiciaire. Un conseil sérieux vous dit laquelle des deux enveloppes vous coûte le moins, en comparant votre taux d'imposition d'aujourd'hui à celui que vous aurez au départ.

Ce qu'aucun conseil ne promet

Comment se déroule l'étude

Le prix : ce qui est offert, ce qui reste à charge

Le premier échange et l'étude de votre situation ne vous sont pas facturés. Ce qui reste à votre charge, ce sont les frais du contrat que vous ouvrez, s'il y en a un — et ils figurent dans la notice remise avant signature. Encore faut-il savoir où regarder.

ModèleQui paieCe qu'il faut demander
Forfait pour l'étudeVous, une foisLe périmètre exact : combien d'heures, quels documents, et ce qui se passe si je refuse la suite
Pourcentage annuel sur l'encoursVous, chaque annéeLe taux, son effet en euros sur dix ans, et ce qu'il devient si le capital baisse
Part des frais du contratLe gestionnaire du contratLa liste écrite des contrats sur lesquels une part est perçue, et le montant en euros pour votre versement

Trois phrases à faire écrire noir sur blanc : « combien je paie la première année », « combien je paie chaque année », « combien je paie si je sors dans cinq ans ». Si la réponse reste un pourcentage sans montant, reposez la question en euros : c'est la seule unité qui permet de comparer deux propositions.

Les cinq questions à poser avant de confier un euro

Le contrôle en trois minutes : ouvrez le registre unique des intermédiaires, saisissez le nom ou le numéro, et vérifiez trois choses — que l'immatriculation est active, que la catégorie correspond bien à l'activité exercée, et que l'assurance de responsabilité civile est mentionnée. Le registre est public et gratuit ; aucune démarche payante n'est nécessaire.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un conseiller en investissements financiers, exactement ?

Un professionnel dont le métier est de conseiller sur des instruments financiers, sous un statut propre créé par la loi de sécurité financière du 1er août 2003. Il doit être immatriculé au registre unique des intermédiaires, adhérent d'une association agréée par l'AMF et couvert par une assurance de responsabilité civile professionnelle. Il ne détient jamais votre argent.

Comment vérifier son immatriculation en trois minutes ?

Dans le registre unique des intermédiaires, en ligne, avec son nom ou son numéro. Trois contrôles : l'immatriculation est active à la date du jour, la catégorie affichée correspond à l'activité proposée, l'assurance de responsabilité civile est mentionnée. Un numéro introuvable ou une catégorie qui ne correspond pas suffisent à arrêter la discussion.

Combien coûte un conseil en investissement financier ?

Le premier échange et l'étude de votre situation ne vous sont pas facturés ici. Au-delà, trois modèles existent : un forfait pour l'étude, un pourcentage annuel sur l'encours, ou une part des frais du contrat versée par le gestionnaire de ce contrat. Le montant doit être écrit avant la mission : demandez-le en euros, pour votre versement et sur dix ans.

Quelle différence avec un conseiller bancaire ?

Le conseiller bancaire est salarié de son établissement et propose les produits de cet établissement. Le conseiller en investissements financiers exerce sous un statut propre : son périmètre est plus large, son obligation de conseil est écrite, et il doit déclarer ses liens avec les gestionnaires des contrats qu'il recommande.

Peut-il gérer mon argent lui-même ?

Pas sans y être spécifiquement autorisé. Il conseille, vous validez les opérations, ou vous mandatez un établissement habilité. Dans tous les cas il n'encaisse jamais vos fonds : les sommes vont chez l'assureur ou chez le dépositaire du contrat.

Un rendement peut-il être garanti ? Et si les marchés baissent ?

Sur des supports non garantis, non : une promesse de rendement est un signal d'alerte, pas un argument. Une baisse reste possible et doit être chiffrée dans l'étude — combien vous perdriez sur un scénario à moins 20 %, et ce que vous feriez à ce moment-là. Des supports garantis existent, mais la garantie se paie en performance.

Sortie en capital ou en rente : qui décide ?

Vous, mais le choix se prépare à l'entrée. Sur un plan d'épargne retraite, la sortie peut être en capital, en rente ou mixte, et la fiscalité diffère : les versements sont déduits à l'entrée puis imposés à la sortie. Sur une assurance-vie, vous rachetez quand vous voulez, avec un régime de gains qui dépend de l'âge du contrat. L'étude doit chiffrer les deux hypothèses avant l'ouverture, pas au moment du départ à la retraite.

Qui écrit ces lignes

Caroline Badin, conseillère en gestion de patrimoine. Cette page ne vend rien : elle donne les points de contrôle officiels pour vérifier un professionnel avant de signer, et ce qu'une étude écrite doit contenir.

Sources : AMF — Les conseillers en investissements financiers · ORIAS — registre unique des intermédiaires

Les grandes villes

Votre département

À proximité

Conseil en investissement : sélectionnez votre département

Ain (01) Aisne (02) Allier (03) Alpes-de-Haute-Provence (04) Hautes-Alpes (05) Alpes-Maritimes (06) Ardèche (07) Ardennes (08) Ariège (09) Aube (10) Aude (11) Aveyron (12) Bouches-du-Rhône (13) Calvados (14) Cantal (15) Charente (16) Charente-Maritime (17) Cher (18) Corrèze (19) Côte-d'Or (21) Côtes-d'Armor (22) Creuse (23) Dordogne (24) Doubs (25) Drôme (26) Eure (27) Eure-et-Loir (28) Finistère (29) Corse-du-Sud (2A) Haute-Corse (2B) Gard (30) Haute-Garonne (31) Gers (32) Gironde (33) Hérault (34) Ille-et-Vilaine (35) Indre (36) Indre-et-Loire (37) Isère (38) Jura (39) Landes (40) Loir-et-Cher (41) Loire (42) Haute-Loire (43) Loire-Atlantique (44) Loiret (45) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Maine-et-Loire (49) Manche (50) Marne (51) Haute-Marne (52) Mayenne (53) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Morbihan (56) Moselle (57) Nièvre (58) Nord (59) Oise (60) Orne (61) Pas-de-Calais (62) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Hautes-Pyrénées (65) Pyrénées-Orientales (66) Bas-Rhin (67) Haut-Rhin (68) Rhône (69) Haute-Saône (70) Saône-et-Loire (71) Sarthe (72) Savoie (73) Haute-Savoie (74) Paris (75) Seine-Maritime (76) Seine-et-Marne (77) Yvelines (78) Deux-Sèvres (79) Somme (80) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Var (83) Vaucluse (84) Vendée (85) Vienne (86) Haute-Vienne (87) Vosges (88) Yonne (89) Territoire de Belfort (90) Essonne (91) Hauts-de-Seine (92) Seine-Saint-Denis (93) Val-de-Marne (94) Val-d'Oise (95) Guadeloupe (971) Martinique (972) Guyane (973) La Réunion (974) Mayotte (976)